Derniers articles
Arts & Lettres
Arts & LettresIvan Franko, le Prométhée galicien : quand un érudit réinventait l'Europe orientale
La figure d’Ivan Franko (1856–1916) déconstruit le stéréotype colonial qui réduit la littérature ukrainienne du XIXᵉ siècle à la « provincialité » et au « folklore ». Docteur en philosophie de l’Université de Vienne, polyglotte et traducteur de Dante, de Shakespeare, de Zola et des tragiques de l’Antiquité, Franko a conjugué le rationalisme centre-européen à l’affirmation résolue de la modernité d’une nation sans État. Persécuté par les autorités austro-hongroises pour son engagement social radical, il a contribué à faire entrer le canon européen en Ukraine tout en portant la pensée intellectuelle ukrainienne à l’échelle du continent.
Arts & LettresMaria Prymatchenko : le bestiaire fantastique qui défiait le siècle
À l'entrée du village de Bolotnya, en Polésie ukrainienne, les marécages et les forêts denses semblent garder la mémoire d'un monde ancien. C’est là, à moins de cent kilomètres au nord de Kyiv et à une trentaine de kilomètres de ce qui deviendra la centrale de Tchernobyl, qu’a vécu toute sa vie une femme modeste, paysanne de condition, appuyée sur des béquilles depuis une poliomyélite infantile : Maria Prymatchenko (1909–1997).
Arts & LettresKazimir Malevitch : derrière le Carré noir, une histoire ukrainienne
Un carré noir sur un fond blanc. Difficile d’imaginer une image plus simple — et une œuvre qui ait davantage compliqué notre rapport à la peinture.
Histoire & Mémoire
Histoire & MémoireQuand la nuit tombe sur Kyiv, des siècles d’histoire rayonnent d’or
À l’heure où le crépuscule s’efface et où les silhouettes des collines surplombant le Dnipro basculent dans la pénombre, Kyiv dévoile son visage le plus mystique. Loin de l'agitation d'une métropole européenne contemporaine, un faisceau de lumière capte le regard du promeneur : une canopée de coupoles d’or émergeant des cimes d'arbres centenaires, dominée par la flèche monumentale d’un grand clocher néoclassique. C’est la laure des Grottes de Kyiv — Kyïevo-Petcherska Lavra. Dans la nuit kyïvienne, ces ors ne relèvent pas du simple décorum touristique. Ils incarnent un phare spirituel et intellectuel dont l'éclat traverse près d'un millénaire de tempêtes géopolitiques.
Histoire & MémoireL’ingénieur qui regardait le ciel depuis l’échafaud
Condamné à mort pour son rôle dans l’attentat contre Alexandre II, l’ingénieur ukrainien Mykola Kibaltchitch rédige en prison un projet d’appareil à propulsion par réaction. Saisi par la police tsariste, son manuscrit ne sera publié qu’en 1918 — près de quatre décennies après sa mort.
Histoire & MémoireLe fantôme de l’ataman au regard de braise : pourquoi l’Ukraine contemporaine débat de nouveau de Nestor Makhno
Pour les manuels soviétiques, il était un bandit caricatural coiffé d’une papakha ; pour les intellectuels parisiens, un chevalier romantique de l’anarchisme ; pour certains Ukrainiens, une figure tragique qui aurait fait obstacle à la construction de leur propre État. Aujourd’hui, alors que le front ravage de nouveau les steppes autour de son Goulaï-Polié natal, Nestor Makhno a ressurgi dans les débats.
Langues
LanguesL'illusion du choix : chronologie d'un linguicide (1708–1990)
Lorsqu'un étranger demande pourquoi tant d'Ukrainiens parlent russe, la réponse n'est ni un libre choix, ni une affinité naturelle. C'est le résultat d'une politique d'État, menée pendant près de trois siècles, pour remplacer une langue par une autre. Voici la chronologie des actes qui ont visé la langue elle-même — et non l'ensemble des répressions politiques, qui dépassent le cadre de ce tableau.
LanguesRetirer le prisme russe : comment sonne la véritable langue ukrainienne et pourquoi elle surprend
L’ukrainien commence peut-être par une surprise : pour appeler sa mère, on ne dit plus tout à fait мама, mais мамо. Une voyelle change, et le mot se tourne vers quelqu’un. Ce vocatif, les diminutifs qui se glissent jusque dans les adverbes, les sons qui relient l’Ukraine à d’autres régions du monde slave : autant de portes d’entrée dans une langue trop souvent présentée à travers le russe. Dans une étude publiée en 2012, le linguiste Kostyantyn Tyshchenko propose de renverser cette perspective. En comparant les structures de l’ukrainien à celles des autres langues slaves, il dessine une géographie de parentés bien plus vaste. Certaines de ses conclusions historiques demandent à être distinguées des faits qu’il rassemble. Mais son invitation demeure féconde : écouter l’ukrainien pour lui-même. Non comme une énigme géopolitique ou un monument menacé, mais comme une langue vivante, précise, inventive — une langue que l’on peut avoir envie de parler.
LanguesUne langue à laquelle on n’impose plus de limites
Le 27 octobre, l’Ukraine célèbre sa langue et son écriture. Pour comprendre cette journée, il faut imaginer un pays où une dictée radiophonique devient un geste de rassemblement, puis remonter jusqu’aux manuscrits de la Kyiv médiévale. La fête honore Nestor le Chroniqueur, auquel la tradition associe la Chronique des temps passés. Mais elle raconte aussi une histoire moins paisible : celle d’une langue que le pouvoir impérial russe a entravée, que des écrivains ont renouvelée et que les politiques soviétiques ont tour à tour favorisée et réprimée. Ni variante du russe ni simple vestige folklorique, l’ukrainien possède sa propre trajectoire littéraire. Pour le lecteur français, le découvrir suppose de déplacer le regard : ne plus voir seulement une langue défendue parce qu’un pays est attaqué, mais une langue à lire, à traduire et à écouter pour ce qu’elle permet de penser.
L'Ukraine contemporaine
L'Ukraine contemporaineWassyl Slipak, une voix entre la France et l’Ukraine
Pendant dix-neuf ans, la France a été le pays de travail et de vie de Wassyl Slipak. Né à Lviv, ce chanteur d’opéra y avait ses engagements, ses collègues, ses amis. Après le début de l’agression russe contre l’Ukraine, il organise des concerts de soutien, recueille de l’aide, puis rejoint le front comme volontaire. Sans renoncer tout à fait à la scène : entre deux séjours en Ukraine, il revient chanter en France. Son nom de guerre, « Myth », vient de Méphistophélès, le personnage du Faust de Gounod. Il meurt le 29 juin 2016, à quarante et un ans. France Musique et L’Obs annoncent sa disparition. Le philosophe Philippe de Lara lui consacre un hommage dont les premiers mots ramènent à l’essentiel : « Mon ami Wassyl est mort. » Derrière l’image saisissante du chanteur devenu combattant, il reste un artiste à écouter, une vie partagée entre deux pays et un choix personnel qu’il faut comprendre sans le transformer en légende.
L'Ukraine contemporaineMykhaïlo Khoma : une voix à découvrir, une chanson à laisser venir
Une colline, une rivière, des saules penchés sur l’eau. Стоїть гора високая — « Une haute colline se dresse » — commence comme un paysage. Puis la chanson change de profondeur : le printemps reviendra, mais pas la jeunesse. Dans l’interprétation de Mykhaïlo Khoma, cette mélancolie prend une ampleur saisissante. Le timbre est clair, chaleureux ; la voix déploie de longues phrases avant de gagner en intensité. Même sans comprendre l’ukrainien, on peut en suivre le mouvement. En Ukraine, Khoma s’est fait connaître sous le nom de DZIDZIO, avec un personnage comique et des chansons populaires pleines d’humour. Ce répertoire révèle une autre facette du même musicien : le goût de la mélodie, le soin du mot, le plaisir de faire durer une note. Pas besoin de connaître sa carrière pour entrer dans cette chanson. Il suffit de lui accorder quelques minutes. Et de rester jusqu’au moment où, derrière le paysage, apparaît le temps qui passe.
L'Ukraine contemporaineRuslana et « Wild Dances » : la tradition à plein volume
Le 15 mai 2004, Ruslana remporte l’Eurovision à Istanbul avec Wild Dances — « Danses sauvages ». L’Ukraine ne participe alors au concours que pour la deuxième fois et décroche déjà la première place, avec 280 points. Mais derrière le résultat, une idée musicale mérite attention : faire des motifs ethniques non pas un décor posé sur la pop, mais le fondement de son caractère. Wild Dances n’est pas une vieille chanson traditionnelle. Dans un entretien accordé à la BBC avant la finale, Ruslana insiste : il s’agit d’une composition originale, écrite sur une base ethnique. L’inspiration houtsoule y rencontre le rythme dansant, les exclamations vocales et une chorégraphie énergique. Il ne faut pas prendre l’image de scène pour une reconstitution fidèle de la tradition des Carpates. C’est un spectacle pop d’autrice, qui s’en inspire librement et de façon spectaculaire. C’est aussi ce qui rend le numéro intéressant à revoir : pas seulement pour sa victoire, mais pour entendre comment un matériau culturel local devient une musique contemporaine.
Art de vivre & Découvertes
Art de vivre & DécouvertesUn dîner ukrainien avec les produits de votre supermarché
Les derouny, ces galettes de pommes de terre dorées et tendres, n’exigent ni épicerie spécialisée ni technique mystérieuse. Un sac de pommes de terre, une râpe et une poêle suffisent presque à faire entrer un dîner ukrainien dans une soirée de semaine.
Art de vivre & DécouvertesLe Pliatsok galicien : géométrie secrète et résistance douce d'un art pâtissier européen
En Galice, le pliatsok ne se résume ni à un gâteau rectangulaire ni à une recette : c’est un art de composer les textures, les saveurs et les couleurs, couche après couche. À travers ses parts minutieusement découpées et le rituel du partage, se révèle toute une culture culinaire ukrainienne, généreuse et singulière.
Art de vivre & DécouvertesLa poupée nouée ukrainienne : comprendre un visage sans traits
La poupée nouée ukrainienne, souvent appelée motanka, intrigue par son visage sans traits et les récits symboliques qui l’entourent. Que nous apprennent réellement les sources sur son histoire, ses usages et les traditions vivantes qui la font évoluer aujourd’hui ?
Culture
CultureCe qui fait rire les Ukrainiens : voyage au cœur d'un humour salvateur
Pourquoi le rire est la clé la plus secrète — et la plus lumineuse — pour comprendre la société ukrainienne.
CultureQuand la nuit tombe sur Kyiv, des siècles d’histoire rayonnent d’or
À l’heure où le crépuscule s’efface et où les silhouettes des collines surplombant le Dnipro basculent dans la pénombre, Kyiv dévoile son visage le plus mystique. Loin de l'agitation d'une métropole européenne contemporaine, un faisceau de lumière capte le regard du promeneur : une canopée de coupoles d’or émergeant des cimes d'arbres centenaires, dominée par la flèche monumentale d’un grand clocher néoclassique. C’est la laure des Grottes de Kyiv — Kyïevo-Petcherska Lavra. Dans la nuit kyïvienne, ces ors ne relèvent pas du simple décorum touristique. Ils incarnent un phare spirituel et intellectuel dont l'éclat traverse près d'un millénaire de tempêtes géopolitiques.
CultureLa poupée nouée ukrainienne : comprendre un visage sans traits
La poupée nouée ukrainienne, souvent appelée motanka, intrigue par son visage sans traits et les récits symboliques qui l’entourent. Que nous apprennent réellement les sources sur son histoire, ses usages et les traditions vivantes qui la font évoluer aujourd’hui ?
Musique
MusiqueWassyl Slipak, une voix entre la France et l’Ukraine
Pendant dix-neuf ans, la France a été le pays de travail et de vie de Wassyl Slipak. Né à Lviv, ce chanteur d’opéra y avait ses engagements, ses collègues, ses amis. Après le début de l’agression russe contre l’Ukraine, il organise des concerts de soutien, recueille de l’aide, puis rejoint le front comme volontaire. Sans renoncer tout à fait à la scène : entre deux séjours en Ukraine, il revient chanter en France. Son nom de guerre, « Myth », vient de Méphistophélès, le personnage du Faust de Gounod. Il meurt le 29 juin 2016, à quarante et un ans. France Musique et L’Obs annoncent sa disparition. Le philosophe Philippe de Lara lui consacre un hommage dont les premiers mots ramènent à l’essentiel : « Mon ami Wassyl est mort. » Derrière l’image saisissante du chanteur devenu combattant, il reste un artiste à écouter, une vie partagée entre deux pays et un choix personnel qu’il faut comprendre sans le transformer en légende.
MusiqueMykhaïlo Khoma : une voix à découvrir, une chanson à laisser venir
Une colline, une rivière, des saules penchés sur l’eau. Стоїть гора високая — « Une haute colline se dresse » — commence comme un paysage. Puis la chanson change de profondeur : le printemps reviendra, mais pas la jeunesse. Dans l’interprétation de Mykhaïlo Khoma, cette mélancolie prend une ampleur saisissante. Le timbre est clair, chaleureux ; la voix déploie de longues phrases avant de gagner en intensité. Même sans comprendre l’ukrainien, on peut en suivre le mouvement. En Ukraine, Khoma s’est fait connaître sous le nom de DZIDZIO, avec un personnage comique et des chansons populaires pleines d’humour. Ce répertoire révèle une autre facette du même musicien : le goût de la mélodie, le soin du mot, le plaisir de faire durer une note. Pas besoin de connaître sa carrière pour entrer dans cette chanson. Il suffit de lui accorder quelques minutes. Et de rester jusqu’au moment où, derrière le paysage, apparaît le temps qui passe.
MusiqueRuslana et « Wild Dances » : la tradition à plein volume
Le 15 mai 2004, Ruslana remporte l’Eurovision à Istanbul avec Wild Dances — « Danses sauvages ». L’Ukraine ne participe alors au concours que pour la deuxième fois et décroche déjà la première place, avec 280 points. Mais derrière le résultat, une idée musicale mérite attention : faire des motifs ethniques non pas un décor posé sur la pop, mais le fondement de son caractère. Wild Dances n’est pas une vieille chanson traditionnelle. Dans un entretien accordé à la BBC avant la finale, Ruslana insiste : il s’agit d’une composition originale, écrite sur une base ethnique. L’inspiration houtsoule y rencontre le rythme dansant, les exclamations vocales et une chorégraphie énergique. Il ne faut pas prendre l’image de scène pour une reconstitution fidèle de la tradition des Carpates. C’est un spectacle pop d’autrice, qui s’en inspire librement et de façon spectaculaire. C’est aussi ce qui rend le numéro intéressant à revoir : pas seulement pour sa victoire, mais pour entendre comment un matériau culturel local devient une musique contemporaine.
Littérature
LittératureSerhiy Zhadan sur La Route du Donbass
Cinq heures du matin. Un téléphone sonne. Mauvaise nouvelle. Le frère a disparu. « Les téléphones existent afin de transmettre toutes sortes de choses désagréables » — c'est la première phrase de La Route du Donbass, et elle dit tout. Serhiy Zhadan, né en 1974 dans la région de Louhansk (est de l'Ukraine), est poète, romancier, chanteur de rock et organisateur de festivals. Avec ce premier roman traduit en français par Iryna Dmytrychyn (Noir sur Blanc, 2013), il embarque le lecteur dans un road-trip absurde et tendre à travers le Donbass — les deux régions industrielles ukrainiennes de Donetsk et Louhansk, aujourd'hui partiellement occupées, mais ici encore vivantes, poussiéreuses, drôles. Prix Jan Michalski 2014. Prix Brücke Berlin 2014. Un livre qu'on dévore en souriant et qu'on referme avec quelque chose qui ressemble à de la nostalgie pour un endroit qu'on n'a jamais visité.
LittératureOksana Zaboujko : l’intime, sans mode d’emploi
Chez Oksana Zaboujko, une histoire d’amour ne parle jamais seulement d’amour. Les personnages cherchent leurs mots, se disputent avec leurs souvenirs et tentent de comprendre ce qui les lie. Pour entrer dans son œuvre, on peut commencer par Explorations sur le terrain du sexe ukrainien : un roman bref, mais qui demande qu’on lise lentement.
LittératureQuel livre ukrainien lire en premier ? Quatre portes d'entrée, selon votre humeur
On connaît l'Ukraine par les cartes et les communiqués. On la connaît moins par ses romans, qui ont pourtant tout ce qu'on demande à un bon livre : des voix, des odeurs, du rire, de la nuit. Ici, pas de liste scolaire ni de cours d'histoire. Voici quatre livres, quatre humeurs, et une seule règle : choisir celui qui vous ressemble ce week-end. Tous existent en français, et votre libraire peut les commander, y compris sur Place des Libraires ou Les Libraires.
Art
ArtMaria Prymatchenko : le bestiaire fantastique qui défiait le siècle
À l'entrée du village de Bolotnya, en Polésie ukrainienne, les marécages et les forêts denses semblent garder la mémoire d'un monde ancien. C’est là, à moins de cent kilomètres au nord de Kyiv et à une trentaine de kilomètres de ce qui deviendra la centrale de Tchernobyl, qu’a vécu toute sa vie une femme modeste, paysanne de condition, appuyée sur des béquilles depuis une poliomyélite infantile : Maria Prymatchenko (1909–1997).
ArtKazimir Malevitch : derrière le Carré noir, une histoire ukrainienne
Un carré noir sur un fond blanc. Difficile d’imaginer une image plus simple — et une œuvre qui ait davantage compliqué notre rapport à la peinture.
ArtSonia Delaunay : la pionnière du rythme et de la couleur pure, d'un village ukrainien au Louvre
En 1964, le musée du Louvre rompt avec des siècles de tradition : pour la première fois dans son histoire, une femme artiste bénéficie d’une rétrospective de son vivant. Cet honneur inédit n’est pas accordé à une représentante de l’académisme parisien, mais à une créatrice visionnaire dont le pinceau a fait vibrer la modernité au rythme de cercles incandescents et d'accords chromatiques purs : Sonia Delaunay (1885–1979).
Contes et Légendes
Contes et Légendes« Le Danse sinueuse » : l’énigme du labyrinthe qui réveille le printemps en Ukraine
Le « Kryvyï tanets » est une ancienne fête printanière ukrainienne au cours de laquelle une longue chaîne humaine, se déplaçant en une ligne sinueuse, symbolise le réveil de la terre et renforce les liens de la communauté. Découvrez la symbolique de ce rituel et pourquoi il demeure un élément essentiel de la mémoire culturelle ukrainienne.
Contes et LégendesKupala, la nuit ukrainienne où l’on confie ses vœux à la rivière
Chaque été, la fête d'Ivan Kupala plonge l'Ukraine dans une atmosphère féerique. Au cœur de la nuit, une fleur légendaire promet le bonheur à qui saura la trouver.
Histoire
HistoireL’ingénieur qui regardait le ciel depuis l’échafaud
Condamné à mort pour son rôle dans l’attentat contre Alexandre II, l’ingénieur ukrainien Mykola Kibaltchitch rédige en prison un projet d’appareil à propulsion par réaction. Saisi par la police tsariste, son manuscrit ne sera publié qu’en 1918 — près de quatre décennies après sa mort.
HistoireLe fantôme de l’ataman au regard de braise : pourquoi l’Ukraine contemporaine débat de nouveau de Nestor Makhno
Pour les manuels soviétiques, il était un bandit caricatural coiffé d’une papakha ; pour les intellectuels parisiens, un chevalier romantique de l’anarchisme ; pour certains Ukrainiens, une figure tragique qui aurait fait obstacle à la construction de leur propre État. Aujourd’hui, alors que le front ravage de nouveau les steppes autour de son Goulaï-Polié natal, Nestor Makhno a ressurgi dans les débats.
HistoireLa Renaissance fusillée : quand l'avant-garde ukrainienne défiait l'Empire
Dans les années 1920, tandis que Paris vibre au rythme des Années folles, Montparnasse et des surréalistes, une autre capitale européenne bouillonne d’une créativité tout aussi radicale : Kharkiv. C’est là que naît l’un des mouvements artistiques et littéraires les plus audacieux du XXe siècle, avant d’être méthodiquement anéanti dans les forêts de Carélie par la terreur stalinienne. Voici l'histoire de la « Renaissance fusillée » (Rozstriliane vidrodjennia), matrice assassinée mais indestructible de la modernité ukrainienne.
Sciences
SciencesL’ingénieur qui regardait le ciel depuis l’échafaud
Condamné à mort pour son rôle dans l’attentat contre Alexandre II, l’ingénieur ukrainien Mykola Kibaltchitch rédige en prison un projet d’appareil à propulsion par réaction. Saisi par la police tsariste, son manuscrit ne sera publié qu’en 1918 — près de quatre décennies après sa mort.
SciencesIgor Sikorsky : le génie de Kyiv qui a inventé l'hélicoptère moderne
Né à Kyiv, Igor Sikorsky a marqué à jamais l'histoire de l'aviation, des premiers avions quadrimoteurs au premier hélicoptère réellement fiable.


